Le MEDEF s’acharne sur les retraités
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Non content d’avoir été instigateur du refus par l’Agirc de revaloriser les pensions des retraités en |
Patrick Martin est dans son rôle lorsque, discourant sur BFM le 23 juin sur le faible pouvoir
d’achat des salariés, il demande un allègement de 60 Md€ des cotisations sociales, ce qui améliorerait
la compétitivité des entreprises, favoriserait l’emploi et augmenterait le salaire net des salariés. En
contrepartie il suggère de financer cette mesure par une augmentation de deux points de la CSG.
Pourquoi pas ? C’est un type de mesure, connue sous le vocable de TVA sociale, qui
toucherait tout le monde, même si l’augmentation de la CSG risquerait d’avoir un effet négatif sur
l’inflation ce qui n’est pas la meilleure chose pour le pouvoir d’achat des consommateurs.
S’étonnant par ailleurs qu’il appartienne aux salariées et aux entreprises de financer la
protection sociale, il affiche en fait son ignorance du sujet, oubliant que les salariés bénéficient de la
solidarité qu’ils contribuent à financer et que les retraités y participent également. C’est sans doute
pour réparer ce qu’il considère comme une anomalie qu’il se retourne contre les retraités avec cette
menace incongrue d’augmenter, pour eux seuls, le taux de CSG.
Il faut redire encore une fois, que les retraités, conscients de la situation économico-financière du pays,
sont prêts, avec les autres citoyens, à participer aux efforts pour l’améliorer, à la condition toutefois
que cela ne se fasse pas par des mesures discriminatoires dont ils seraient les dindons.
Christian BOURREAU Président de l'Union Française des Retraités Ufr-Rg
Article à paraitre paru dans le prochain Courrier des retraités
